Paul Claudel,
La Revue de Paris
“ Tannhäuser, c’est le vin en bois, âpre et rêche à la langue, mais avec cette verdeur et cette droiture, avec ce kick que les natures fortes toujours préfèrent aux savantes alchimies de l’âge. Les cuivres, si grossiers parfois, et rappelant les fanfares à demi foraines de Rienzi, ont une sincérité, une virilité rauque, qui nous prend aux entrailles, une fureur, un rugissement de lion, que toutes les cascades et armatures de dièzes de Tristan ne suffiront pas à remplacer. C’est la jeunesse, quoi ! c’est l’homme animal dans toute sa sublime et obscène grandeur ! ”
