Friedrich Nietzsche traduit par Daniel Halévy et Robert Dreyfus, La Société nouvelle
“ A-t-on remarqué que la musique rend l’esprit libre ? donne des ailes aux pensées ? que l’on devient d’autant plus philosophe qu’on est plus musicien. Le ciel gris de l’abstraction est déchiré d’éclairs ; la lumière devient assez intense pour saisir les filigranes des choses ; les grands problèmes deviennent nets à être saisis, le monde est vu comme d’une montagne. Justement je définissais le pathos philosophique. Et sans m’en apercevoir des réponses me tombent sur les genoux, une petite grêle de glace et de sagesse, de problèmes résolus. — Où suis-je ? — Bizet me rend fécond. ”
