Augustine Bulteau,
La Lueur sur la cime
“ Ce jour-là, pendant la représentation de Parsifal, elle avait eu la soudaine notion de la fin de quelque chose. Les amis à demi séduits allaient partir, elle resterait seule, le cœur inoccupé et plus ardent. Elle avait eu pitié d’elle-même. En entendant la pathétique Kundry dire son brûlant désir de servir, elle avait tout à coup compris qu’elle n’était plus l’inconsciente venue à Bayreuth pour y prendre un divertissement et, toute pleine de détresse et d’enthousiasme alternés, elle s’était laissé ravager par le voluptueux mysticisme de Parsifal jusqu’à en souffrir, mais de façon délicieuse. ”
