Pierre Termier,
À la gloire de la terre : souvenirs d'un géologue
(1922)
“ De cette promenade à travers les temps, nous revenons très humbles, n'ayant touché aucun rivage, n'ayant rien vu que des flots qui succèdent aux flots. D'où descend ce fleuve qui ne tarit pas, dont la vitesse est invariable, dont aucun nageur n'a jamais pu remonter le cours ? Et où va-t-il ? Quand s'arrêtera-t-il de couler ? Il est dit dans l'Apocalypse que le temps doit finir : « Il n'y aura plus de temps ! » proclame un Ange qui, se tenant debout sur la mer et sur la terre, lève sa main au ciel et jure par le Créateur de tous les mondes. ”
