Pierre Termier,
À la gloire de la terre : souvenirs d'un géologue
(1922)
“ Mais sortons de la fantaisie, et proposons-nous, tout simplement, de contempler le flux, l'écoulement, la quantité fluente, qui mesure la durée de tous les êtres muables, le temps en un mot. Pour cela, oublions que nous sommes, nous-mêmes, les sujets du temps ; et agrandissons notre vision, de façon à dépasser largement, immensément, indéfiniment, les limites de durée de notre propre vie. L'histoire de l'humanité va nous y aider d'abord ; puis, l'histoire de la Terre, c'est-à-dire la Géologie, contribuera, d'une façon bien autrement efficace, à cet agrandissement. ”

