“ Le Khorda-Avesta de Tahmuras ou Tir Andàz (Bombay, 1242 Yezd.) est intermédiaire : c’est l’œuvre d’un homme qui connaît très bien la tradition et en conserve l’esprit, même dans les cas où il n’y a pas de Zend authentique. ”
Zend
Définition et enjeux
Le Zend désigne une langue ancienne liée au Zend-Avesta, le texte sacré du zoroastrisme, composé de textes en zend et en pahlavi. Ce corpus, étudié par des savants comme Marie-Nicolas Bouillet ou Félix Lajard, révèle une théologie dualiste axée sur la lutte entre le bien et le mal, ainsi qu'une relation complexe avec le sanscrit.
Les recherches de Jean-Chrétien-Ferdinand Hoefer ou Johann Alzog mettent en évidence sa structure liturgique et ses origines indo-iraniennes, tandis que les travaux de James Darmesteter soulignent ses particularités linguistiques. Le Zend demeure un pilier fondamental pour comprendre les origines du zoroastrisme et ses liens avec les langues indo-européennes.
Citations sur “Zend”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ ZEND-AVESTA, c-à-d. parole vivante, livre sacré des Guèbres ou Parsis, se compose de deux parties dont l'une est écrite en zend, l'autre en pehlvi. La première comprend : 1° le Vendidad-Sadé, espèce de bréviaire dont les prêtres devaient avoir récité des fragments avant le lever du soleil et qui lui-même était divisé en trois parties, le Vendidad (combat contre Ahriman) , Izechné ou Yaçna (élévation de l'âme) , le Vispered (chefs des êtres) ”
Félix Lajard, Recherches sur le culte public et les mystères de Mithra en Orient et en Occident… (1867)
“ Le Zend-Avesta reconnaît un Dieu suprême, unique1, incréé, existant de toute éternité dans l'espace, et, par conséquent, sempiternel, sans commencement ni fin; il est absorbé en lui-même et invisible, bien qu'il soit splendide de lumière; il est incompréhensible, il est le Destin ou la Fortune. Ceux de ses noms qualificatifs qui nous ont été conservés expriment quelques-unes de ces idées. Dans les fragments que nous possédons du code religieux de Zoroastre, il est appelé tantôt le Temps sans bornes2, Zrvâna ou Zarvâna akarana, c'est-à-dire Y Eternel; tantôt Y être absorbé dans l'excellence 3. ”
