Résumé

Félix Lajard Recherches sur le culte public et les mystères de Mithra en Orient et en Occident… (1867)

Or, je le demande, quelle similitude, quel rapport peut-on trouver entre l'image d'un roi assis sur son trône et un emblème formé de trois éléments distincts, dont la réunion représente un être qui n'existe pas dans la nature ? Ces trois éléments sont une couronne ou un cercle, la moitié supérieure d'une figure humaine, à longue barbe, et le corps d'un oiseau à ailes et queue éployées, mais sans cou ni tête, et, le plus souvent, sans pattes. La couronne, symbole d'éternité comme le cercle, représente ici d'une manière abstraite le Dieu suprême du Zend-Avesta, le Temps sans bornes ou l'Eternel.
Source : Gallica

Félix Lajard Recherches sur le culte public et les mystères de Mithra en Orient et en Occident… (1867)

Or nous savons, par un grand nombre de témoignages bien connus de tous les archéologues, qu'au culte de Mylitta se rattachait l'institution des mystères inventés par les Chaldéens d'Assyrie dès une haute antiquité.
Le naturalisme grossier de la première époque ne pouvait comporter, pas plus chez les Perses que chez les Scythes, les Indiens, les Grecs, tous peuples congénères, une institution fondée à la fois sur le dogme de l'existence d'un dieu suprême et d'une triade divine régissant l'univers, sur le dogme de la sur le doome de la descente, de l'ascension et de l'immortalité de l'âme.
Source : Gallica

Félix Lajard Recherches sur le culte public et les mystères de Mithra en Orient et en Occident… (1867)

Un dernier et sublime effort devait donc être imposé au myste jaloux d'obtenir les honneurs d'une troisième et dernière apothéose, qui, l'élevant au-dessus de la dernière région du monde créé, allait le transporter dans le monde incréé, invisible, et l'assimiler au dieu suprême, qualifié père des pères, au dieu dont l'image n'est pas un symbole emprunté aux êtres ni aux objets sensibles du monde créé, mais un symbole abstrait imaginé par l'intelligence humaine, un cercle chargé d'exprimer que le dieu qu'il représente n'a ni commencement ni fin, et que son nom est l'Eternel.
Source : Gallica

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