Résumé

Jules Favre Plaidoyers politiques et judiciaires… (1882)

N'est-ce pas, en effet, la vie humaine avec ses accidents infinis, ses grandeurs et ses misères, ses clartés et ses ténèbres, qui se développe sans cesse dans ces drames variés qu'on appelle les procès? Ne touchent-ils pas à la morale, à l'histoire, aux lettres, à la science, à l'industrie, à la politique, et, pour n'être point au-dessous de leur intelligence, l'avocat ne doit-il pas s'initier à toutes les connaissances? Plus large sera son horizon, plus ferme sera son regard, plus féconde sera sa pensée, plus puissante son action sur ceux qu'il a mission d'éclairer et de convaincre.
Source : Gallica

Jules Favre Plaidoyers politiques et judiciaires… (1882)

Oui, messieurs les jurés, malgré les temps où nous vivons et qui s'opposent à la libre expression de ma pensée, je n'en conserve pas moins, au fond de mon coeur, avec une fierté jalouse, le dépôt sacré de mes sentiments et de mes croyances, — mais leur symbole n'a jamais été le glaive ni le poignard. Je suis de ceux qui détestent la violence, qui condamnent la force toutes les fois qu'elle n'est pas au service du droit. Je crois qu'une nation se régénère par les moeurs et non par le sang.
Source : Gallica

Jules Favre Plaidoyers politiques et judiciaires… (1866)

Quand il touchait aux théories, ses plaidoiries étaient un lumineux enseignement, toujours noble, toujours inspiré par les idées les plus élevées.
Quand il discutait les faits, elles devenaient un modèle de grâce, d'atticisme, de pathétique.
Nul ne poussa plus loin le pouvoir de remuer les cœurs, parce que nul n'eut en partage une sensibilité plus vraie; son âme débordait par tout son être, et son émotion qui semblait le dominer, alors qu'il la gouvernait avec le plus d'habileté, avait des accents si victorieux, que, pour lui résister, il eût fallu cesser de l'entendre.
Source : Gallica

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