Résumé

France. Cour d'assises Procès de M. F. Lamennais devant la Cour d'assises… (1841)

Le jury a cru sur sa parole que M. Lamennais était en effet un prédicateur d'anarchie. Ce n'est pas seulement l'auteur de l'écrit incriminé qui a été inculpé, c'est l'homme même. Le public ne s'y méprend pas, et quelques jugements divers qui aient pu être portés sur l'écrit condamné, toutes les opinions généreuses se réunissent pour défendre l'homme contre des animosités qui s'attaquent à son caractère. C'est le privilège du génie et de la vertu de grandir et de se glorifier dans la persécution.
Source : Gallica

France. Cour d'assises Procès de M. F. Lamennais devant la Cour d'assises… (1841)

Maintenant, messieurs, mettez-vous à la place d'un écrivain dont l'âme est ardente, dont la plume est pleine de verve et d'énergie. Il flétrit tous les actes que je viens de vous rappeler, il les flétrit en termes qui gravent, en termes qui restent. Sur le fond des choses vous penserez comme lui, comme moi, comme tous ceux qui s'occupent de politique dans les salons, dans les journaux, et même à la tribune; peut-être seulement différerez-vous sur le style. Est-ce sur le style qu'une condamnation pourrait être motivée?
Source : Gallica

France. Cour d'assises Procès de M. F. Lamennais devant la Cour d'assises… (1841)

Mais aux jours où parut l'Essai sur l'indifférence, la société était envahie par le libéralisme, système bâtard né du protestantisme et de l'Encyclopédie, professant l'individualisme en morale, l'antagonisme en politique, l'indifférence et le laissezfaire en religion et en économie sociale, théorie du doute et de la négation, livrant l'activité humaine au hasard des circonstances et à l'aveuglement de la routine. Le libéralisme était donc ce qu'il y avait de plus hostile aux principes de M. Lamennais : en lui se personnifiait le monstre social que venait combattre l'apôtre.
Source : Gallica

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