Résumé

Procès de "l'Écho du Nord" et du "Libéral" devant les assises de Douai… (1835)

Ce n'est point l'esprit de parti qui nous fait vous tenir ce langage ; c'est votre intérêt ; c'est notre intérêt à tous. Il faut que le pouvoir apprenne par vous que dans un gouvernement qui se prétend le meilleur de tous, et qui nous défend de dire le contraire, la vie d'un citoyen n'appartient pas à l'épée d'un sergent de ville, au bâton d'un assommeur ou à la baïonnette d'un soldat condamné à l'obéissance, auquel un général furieux aura dit : « Tuez tout ce que vous trouverez. »
Source : Gallica

Procès de "l'Écho du Nord" et du "Libéral" devant les assises de Douai… (1835)

Jamais gouvernement n'a eu moins de respect pour la vie des citoyens, toute les accusations dont le pouvoir avait été poursuivi, bien avant la publication de notre article, à la face même de sa haute cour de justice exceptionnelle.
C'est à vous, messieurs, d'apprécier les faits que nous venons de rappeler : à vous, en votre double qualité de jurés et de citoyens, de flétrir un système qui ne les a excusés qu'en invoquant la nécessité, qui n'a jamais eu une parole de blâme pour leurs auteurs et qui a même poussé l'immoralité jusqu'à affecter de les récompenser.
Source : Gallica

Procès de "l'Écho du Nord" et du "Libéral" devant les assises de Douai… (1835)

En effet, messieurs, cette pensée fondamentale , c'est une pensée d'ordre social, de haute politique , de grande moralité ; c'est une pensée que nous nous garderons bien de renier, car nous espérons que vous la consacrerez par votre verdict ; c'est en un mot, une pensée de réprobation et d'horreur contre l'assassinat : contre l'assassinat, quelqu'il soit, de quelque manière qu'il s'exécute, par une machine infernale ou par un feu de peloton , soit que le crime atteigne la tête d'un roi, soit qu'il frappe celle d'un simple citoyen.
Source : Gallica

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