Charles-Ignace Peyronnet, Lettre au directeur du "Constitutionnel" (1851)
“ Sans le droit de grâce, la responsabilité, dépourvue de règle et de limites , ne serait souvent dans les mains du peuple qu'un instrument de vengeance et d'oppression. Otez la responsabilité, le prince inviolable peut tout, même l'injustice et la tyrannie. Otez l'inviolabilité, le prince, expression du droit, quelle qu'en soit la source, reste soumis à l'autorité de la force, qui est l'opposé du droit. Il n'est, ni ne peut plus rien. Otez le droit de grâce, le peuple aigri peut tout à son tour, sinon à l'égard du prince, au moins envers les ministres, organes et agens du prince. ”
