Résumé

Niger Du Procès des ministres, de l'abolition de la peine de mort…

Comment concilier cela, mon cousin, avec l'abolition de la peine de mort, fondée sur le principe que l'homme n'a pas reçu le pouvoir d'ôter la vie à son semblable? Si PERCUSSOR égorge mon père, la justice devra laisser vivre ce scélérat; mais si, au moment où le crime va être consommé, je le préviens en tuant PERCUSSOR, je ferai bien! J'avoue que je ne comprends pas; à moins que la philantropie ne décide qu'il faille que je laisse tuer mon père sous mes yeux, par la raison que l'homme n'a pas le droit d'ôter la vie à son semblable.
Source : Gallica

Niger Du Procès des ministres, de l'abolition de la peine de mort…

A l'égard du droit de faire grâce, ou d'exempter un coupable de la peine portée par la loi et prononcée par le juge , il n'appartient qu'à celui qui est au-dessus du juge et de la loi, c'est-à-dire, au souverain : encore son droit en ceci n'est-il pas bien net, et les cas d'en user sont-ils très-rares. Dans un Etat bien gouverné il y a peu de punitions, non parce qu'on fait beaucoup de grâces, mais parce qu'il y a peu de criminels : la multitude des crimes en assure l'impunité lorsque l'Etat dépérit.
Source : Gallica

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