Résumé

prince Koslowski Lettres au duc de Broglie sur les prisonniers de Vincennes… (1830)

Je ne suis pas antagoniste de la peine de mort, mais je désire ardemment l'exécution la plus stricte des lois, jusqu'à ce que la France, ou la société française, en ait fait de nouvelles.
Oui, comme les victimes de juillet, je dirai : que le caractère distinctif de notre révolution , c'est l'humanité du peuple, son religieux respect pour tous droits, sa généreuse pitié pour les vaincus, qui n'est égalée que par son indomptable courage. Avec eux j'exprimerai le voeu qu'aucune émotion de vengeance et de terreur ne se mêle à des sentimens si élevés et si tranquilles
Source : Gallica

prince Koslowski Lettres au duc de Broglie sur les prisonniers de Vincennes… (1830)

Et pourquoi ne pas demander l'abolition de la peine de mort pour tous les crimes? Est-ce qu'un ministre qui, par ses fausses combinaisons, ses faux conseils à son souverain , et pour s'acquérir de plus grands pouvoirs, aurait fait égorger des miliers de personnes, comme en France, eu Belgique, même dans toute l'Europe, n'est pas aussi coupable qu'un voleur de grande route, un assassin ? Je pense que si. M. Moutardier ainsi que les autres signataires, doivent savoir que tout crime est un crime; que 1815 et 1820 ont vu périr sur des échaffauds plusieurs victimes
Source : Gallica

prince Koslowski Lettres au duc de Broglie sur les prisonniers de Vincennes… (1830)

Quoi de plus magnanime, en effet, que de voir des hommes mutilés par le canon de leurs ennemis, ne porter que des paroles de paix, et venir, en quelque sorte, demander grâce pour des gens qui déjà avaient proscrit la plupart de nos représentans nationaux, et n'avaient su dilapider et gaspiller les trésors de la France que pour payer de lâches bourreaux, afin d'égorger nos parens et nos amis, et donner à Paris la leçon qui a été donnée plus tard à Anvers par la bravoure et la bonté du souverain de la Hollande.
Source : Gallica

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