Nicolas Massias

Résumé

Nicolas Massias Questions sur la peine de mort… (1830)

Violer la justice une seule fois n'en est pas moins violer la justice. La coulpe n'est pas dans le nombre, mais dans l'acte. Juges, magistrats, législateurs, pourrait dire la victime d'une fausse et criminelle indulgence, c'est vous qui m'avez tué par la main, de celui à qui vous n'avez pas rétribué le prix de ses actions, vous êtes coupables de ma mort! Passons au besoin moral qu'a la société de l'application de la peine de mort au cas de meurtre.
Source : Gallica

Nicolas Massias Questions sur la peine de mort… (1830)

Elle ne sera pas, j'en suis sûr, démentie par le coeur de ce peuple, généreux, qui sans armes et inoffensif, attaqué et mitraillé par une troupe égarée ou liée par la discipline et la volonté de quelques chefs, honora et agrandit la victoire en pardonnant aux vaincus. Nous ne nions pas l'inflexibilité de la justice, à qui aucun délit ne doit échapper; mais nous avouons aussi la part due à la faiblesse humaine, et l'empire de certaines circonstances qui ne permettent pas toujours ce que pourtant il serait licite de faire. On ne blesse pas alors, on laisse seulement sommeiller la justice
Source : Gallica

Nicolas Massias Questions sur la peine de mort… (1830)

Eh quoi! on reconnaît à la société le droit d'envoyer ses enfants à une mort certaine (car il n'y a pas de guerre sans la mort de quelque brave) , et on lui contestera celui de décerner la peine de mort au criminel qui a perdu le droit de vivre en étant la vie à son semblable, et dont l'existence est un danger et un scandale flagrant pour l'universalité des citoyens?
On répond que les hommes ne s'étant réunis en société que pour conserver leurs biens, dont le plus précieux est la vie, n'ont pu en aliéner le bénéfice au profit de la société.
Source : Gallica

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