Anonyme, La Messaline française (1789)
“ Pourrais-je te peindre les transports que fit éclater la Polignac, lorsque nous fûmes hors de France ? elle me témoigna sa joie par toutes les caresses imaginables ; mais cela dura bien peu. Son humeur devint revêche et acariâtre, elle ne pouvait s’habituer à son exil. Après les jours fastueux qu’elle avait coulés si longtemps, la vie privée était pour elle d’une monotonie insupportable. Elle s’habitua à me regarder comme un mari, et me traita de même ; elle forma enfin une nouvelle liaison avec un baron suisse, qui n’a pour lui que sa grande taille et ses larges épaules ”
