François-Auguste Mignet,
Histoire de la Révolution française depuis 1789 jusqu’en 1814
“ M. de Villèle exerçait déjà une grande autorité dans le conseil, et ne tarda point à en devenir le chef. Sa fortune avait été rapide : doué d’un grand talent pour l’intrigue et d’une capacité remarquable en affaires, il n’avait ni les hautes vues de l’homme d’état, ni la force de caractère suffisante pour échapper à l’influence d’une faction dont il déplorait l’aveuglement fatal ; en un mot, il crut pouvoir lutter, par la ruse et la corruption, contre les sympathies et les exigences morales et politiques d’un grand peuple. ”
