Résumé

Un mot sur quelques questions à l'ordre du jour… (1824)

Ces braves royalistes abordaient les adversaires du patron avec un air triste et caressant tout à la fois ; leur physionomie était altérée ; ils parlaient à voix basse. La circonstance est des plus graves, disaient-ils ; vous avez fait une grande faute ; votre opposition à M. de Villèle a ressuscité le parti du dernier ministère; vous lui avez donné des forces, une nouvelle vie, il voudra en profiter ; nous sommes menacés d'un ministère semi-libéral, s'il ne l'est pas entièrement ; nous reculerons de trois années pour le moins, et de six ou huit années peut-être.
Source : Gallica

Un mot sur quelques questions à l'ordre du jour… (1824)

Les nouveaux fonds étant à l'abri d'une proposition de réduction, le cours s'élèverait rapidement, il se fixerait et donnerait ainsi la juste mesure du taux réel de l'intérêt de l'argent; et comme les fonds de diverses natures tendent toujours à se mettre en équilibre, la rente 5 pour cent monterait aussi, mais non pas dans la même proportion que les rentes inscrites à un titre plus bas; distinction bien importante et qu'il ne faut pas perdre un moment de vue, si l'on ne veut pas s'écarter de ce qui est juste et vrai.
Source : Gallica

Un mot sur quelques questions à l'ordre du jour… (1824)

Que M. de Villèle me permette cette réflexion ; elle n'est point celle d'un ennemi. Nous lui avons rendu un grand service. Il voit trop bien sa position pour ne pas sentir cette vérité; mais il ne lui est pas donné d'en convenir; son caractère lui défend de tels aveux : peut-être même voudrat-il essayer d'expliquer la baisse vraiment effrayante de nos fonds, par des considérations tirées du rejet de la loi, en ce sens qu'il n'aurait pas fallu la rejeter.
Source : Gallica

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