Résumé

De la réduction des cinq pour cent… (1824)

Cette dette pèse encore de tout son poids sur le crédit public de France, et est peut-être la seule cause qui empêche les fonds publics de s'élever aussi haut qu'en Angleterre.
On s'étonne que la rente de France soit arrivée au pair : mais puisque depuis quelques années il s'opère en Europe une baisse sensible dans le taux de l'intérêt de l'argent, ce qui doit causer nôtre surprise, c'est qu'au contraire nos fonds en France ne soient pas plus élevés que ceux d'Angleterre ; car notre dette constituée ne s'élève pas à 4 milliards, et notre population est de plus de 30 millions d'habitants.
Source : Gallica

De la réduction des cinq pour cent… (1824)

Les enrichir, c'est faire le bien de l'Etat, parce que c'est porter dans la circulation de nouvelles sources de richesses.
Enfin, on accusera mes calculs de manquer d'exactitude. A cela je n'ai rien à répondre. Je les crois justes. Mais s'ils sont exagérés, l'Etat gagnera toute la différence; Si, au contraire, ils sont au-dessous de la vérité, il faut au moins convenir que les émigrés et les créanciers ruinés auront reçu une partie notable de ce qui leur est légitimement dû : que si, par cette opération, la richesse de la France s'accroît, comme je l'espère?
Source : Gallica

De la réduction des cinq pour cent… (1824)

On me comprendrait mal, si des réflexions que je viens de soumettre au jugement de mes lecteurs, on allait conclure qu'il faut, à mon avis, augmenter la dette publique et ne pas diminuer la contribution foncière , le tout pour le plus grand bien du royaume et de ses habitans. Non le soin continuel du Gouvernement doit être de faire tout ce qui est juste et utile, et de chercher en même tems tous les moyens d'alléger les charges qui pèsent sur le pays. Mais il arrive souvent en France que l'on recule devant ce qui est juste et utile, à cause d'un inconvénient qui paraît en résulter.
Source : Gallica

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