Taxe sur les portes et fenêtres

Définition et enjeux

Mathieu-Bodet Revue des Deux Mondes

L’impôt sur les portes et fenêtres a d’autres inconvéniens : c’est que, dans la pratique, il peut pousser certaines personnes, d’une économie exagérée, à diminuer le nombre des ouvertures de leur habitation. La salubrité publique pâtit alors d’un impôt mal assis. Cette taxe a enfin un dernier malheur; elle blesse justement le sentiment public et a contre elle le préjugé ou plutôt la conscience populaire : ce n’est pas là un léger défaut. L’impôt sur les portes et fenêtres peut passer pour un impôt sur l’air et sur la lumière.
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L. B. Un système pratique d'impôt sur le revenu (1872)

La contribution des portes et fenêtres est un système barbare, dosant au contribuable l'air et la lumière, ces deux grands éléments indispensables à la vie et à la santé ; en outre, elle ne remplit pas le but qu'elle se proposait dans le principe, celui d'atteindre l'aisance mobilière : car, il est de toute évidence que le nombre des ouvertures d'une habitation ne donne pas la mesure de la richesse de celui qui l'occupe. Donc, pas plus qu'une taxe sur les cheminées, cet impôt n'a sa raison d'être.
Source : Gallica

Joseph Fiquenel Manuel des contributions directes… (1859)

La répartition individuelle de l'impôt des portes et fenêtres a donné lieu, dans ces derniers temps, à de vives critiques. On a dit avec raison qu'il n'était pas juste que, dans les villes, on soumit à la même taxe les ouvertures des quartiers riches et des quartiers pauvres, et que l'équité faisait un devoir de combiner la contribution des portes et fenêtres avec la valeur locative des bâtiments.
Source : Gallica

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