Résumé

L. B. Un système pratique d'impôt sur le revenu (1872)

En effet, le revenu est variable, incertain, et dans tous les cas, facile à dissimuler ou à contester. En outre, dans le commerce ou l'industrie, le revenu, avec un même capital, peut varier suivant les individus, parce qu'il ne dépend pas seulement de l'épargne ou du capital lui-même, mais encore des qualités personnelles de l'exploitant, de son activité, de son intelligence, de son esprit d'ordre, de sa moralité. Ce sont là des qualités qui ne peuvent pas tomber sous le coup de l'impôt, ce qui arriverait évidemment en prenant pour base les bénéfices.
Source : Gallica

L. B. Un système pratique d'impôt sur le revenu (1872)

La contribution des portes et fenêtres est un système barbare, dosant au contribuable l'air et la lumière, ces deux grands éléments indispensables à la vie et à la santé ; en outre, elle ne remplit pas le but qu'elle se proposait dans le principe, celui d'atteindre l'aisance mobilière : car, il est de toute évidence que le nombre des ouvertures d'une habitation ne donne pas la mesure de la richesse de celui qui l'occupe. Donc, pas plus qu'une taxe sur les cheminées, cet impôt n'a sa raison d'être.
Source : Gallica

L. B. Un système pratique d'impôt sur le revenu (1872)

Aujourd'hui il n'y a plus à proprement parler de manufactures : il n'y a que des usines.
Une usine, une manufacture, un atelier, un magasin, un bureau de commerçant, une étude de notaire ou d'avoué ne doivent pas la contribution des portes et fenêtres, parce que ce ne sont pas des locaux consacrés à l'habitation. L'impôt des portes et fenêtres doit s'arrêter au seuil du lieu où l'on travaille ; il ne doit porter que sur le chez soi de chacun, où le contribuable concentre la somme de confort et de luxe que ses facultés lui permettent.
Source : Gallica

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