Résumé

Lucien Davesiès de Pontès Impôt sur les rentes, réforme des impôts directs et comptoirs agricoles… (1848)

Sans doute, mais on peut en dire autant de l'impôt des rentes sur l'État; car les capitaux confiés au Gouvernement deviennent, entre ses mains, la source d'une foule d'autres revenus qui donnent lieu à des contribubutions de toute nature.
Les richesses s'engendrent les unes des autres, et ce n'est pas une raison pour que l'impôt s'attache uniquement à leur source primitive. Au contraire, l'impôt doit épargner la source des richesses pour n'en atteindre que les produits; et s'ils se multiplient indéfiniment, de ce qu'il aura atteint les uns, il ne s'en suit pas qu'il doive épargner les autres.
Source : Gallica

Lucien Davesiès de Pontès Impôt sur les rentes, réforme des impôts directs et comptoirs agricoles… (1848)

Une mère de famille, réduite à un revenu de quatre cents francs, vit dans une misère que l'impôt aggrave pour peu qu'il l'atteigne. En taxant sa fortune à raison de cinq pour cent, on la prive de ses moyens d'existence pendant quinze jours. Si d'un autre côté, le citoyen riche de cent mille livres de rente ne paye également qu'une contribution de cinq pour cent, cette taxe qui lui laisse un revenu de quatre-vingt-quinze mille francs, ne fait qu'effleurer le superflu de son opulence.
Source : Gallica

Lucien Davesiès de Pontès Impôt sur les rentes, réforme des impôts directs et comptoirs agricoles… (1848)

Je sais qu'il peut avoir d'autres bases que les valeurs immobilières, et qu'un rocher aride peut acquérir, par le commerce, un crédit plus important que celui des contrées les plus fertiles; mais dans un pays où les produits ruraux représentent les deux tiers des valeurs totales, l'état de l'agriculture aura toujours l'influence la plus directe sur la fortune publique, et par conséquent sur le crédit public.
Source : Gallica

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