Résumé

Gustave d' Eichthal Lettres à MM. les députés composant la commission du budget… (1829)

Troublés par l'effroi qu'ils avaient d'une dette publique, de ce fantôme sans cesse menaçant à leurs yeux, tout au contraire de ce que commandait la raison, les philosophes conseillèrent, les hommes d'Etat s'efforcèrent d'extirper du sein de la société le système de crédit public qu'il eût fallu soigneusement développer, et pour y réussir, ils augmentèrent le poids de l'impôt qu'il eût fallu dégrever.
Toutefois, comme on l'a fort bien dit, il y a quelqu'un qui a plus d'esprit que tous les gens d'esprit ensemble; et ce quelqu'un, c'est tout le monde.
Source : Gallica

Gustave d' Eichthal Lettres à MM. les députés composant la commission du budget… (1829)

Chaque année, nos provinces ne sont-elles pas témoins de quelqu'une de ces scandaleuses banqueroutes qui plongent dans la misère la population laborieuse de toute une ville? Sous le rapport du placement des capitaux, la création des caisses d'épargne fait donc rentrer la classe ouvrière dans le droit commun. Par elle, le plus pauvre partage avec le plus riche l'avantage de pouvoir confier son modique capital à l'Etat, à un créancier qui ne lui en paye, il est vrai,
qu'un intérêt modique, mais avec lequel il ne court aucune chance de perte.
Source : Gallica

Gustave d' Eichthal Lettres à MM. les députés composant la commission du budget… (1829)

Ce n'est point en effet à la formation du revenu que les taxes de consommation l'atteignent. C'est seulement lorsqu'il vient à être dépensé. Pour se soustraire aux charges de la dette, il n'est pas nécessaire d'exporter son capital; il suffit d'en aller consommer le revenu à l'étranger; par-là on échappe aux taxes de consommation, les seules au moyen desquelles s'exerce l'action fiscale. Ainsi l'existence de la dette en Angleterre a bien pu déterminer l'émigration de quelques milliers d'individus sur le continent
Source : Gallica

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