Gustave d' Eichthal Lettres à MM. les députés composant la commission du budget… (1829)

Troublés par l'effroi qu'ils avaient d'une dette publique, de ce fantôme sans cesse menaçant à leurs yeux, tout au contraire de ce que commandait la raison, les philosophes conseillèrent, les hommes d'Etat s'efforcèrent d'extirper du sein de la société le système de crédit public qu'il eût fallu soigneusement développer, et pour y réussir, ils augmentèrent le poids de l'impôt qu'il eût fallu dégrever.
Toutefois, comme on l'a fort bien dit, il y a quelqu'un qui a plus d'esprit que tous les gens d'esprit ensemble; et ce quelqu'un, c'est tout le monde.
Source : Gallica

Gustave d' Eichthal Lettres à MM. les députés composant la commission du budget… (1829)

Chaque année, nos provinces ne sont-elles pas témoins de quelqu'une de ces scandaleuses banqueroutes qui plongent dans la misère la population laborieuse de toute une ville? Sous le rapport du placement des capitaux, la création des caisses d'épargne fait donc rentrer la classe ouvrière dans le droit commun. Par elle, le plus pauvre partage avec le plus riche l'avantage de pouvoir confier son modique capital à l'Etat, à un créancier qui ne lui en paye, il est vrai,
qu'un intérêt modique, mais avec lequel il ne court aucune chance de perte.
Source : Gallica

Gustave d' Eichthal Observations sur l'opération du remboursement au pair… (1838)

Le rentier se doute-t-il seulement que le gouvernement lui rembourse chaque année une certaine portion du capital avec l'intérêt, et qu'il doit mettre à part et replacer cette portion, pour reconstituer le revenu dont la réduction le privera plus tard ? Tant de calculs, de combinaisons, de prévoyance, sont bien au-dessus de la portée de la plupart des hommes ; et lorsque la réduction arrive, elle prend le rentier au dépourvu avant qu'il ait avisé aux moyens de réparer la brèche qui va être faite à sa fortune.
Source : Gallica

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