Résumé

Portrait de James Fazy James Fazy De l'état périlleux des finances et du quatre pour cent Chabrol… (1830)

Les fonds détournés ainsi de la production passent à servir les caprices, les fantaisies, et le bien-être de personnes qui, dans un autre ordre de choses, auraient dû fournir un travail réel pour obtenir ces avantages. Il nous semble bien démontré qu'un semblable système entretient véritablement les oisifs et ne tend point à les détruire. Ce serait encore peu de chose s'il n'alimentait que leur luxe, mais il leur donne aussi de la puissance. Le crédit que leur assurent leur bonheur constant et leurs bénéfices réels, leur procure un vaste ascendant commercial.
Source : Gallica

Portrait de James Fazy James Fazy De l'état périlleux des finances et du quatre pour cent Chabrol… (1830)

On paraît ne pas comprendre que le capital emprunté par l'Etat, dès qu'il est détruit, ne donne plus par lui-même, c'est-à-dire par son service productif, le revenu qui appartient au prêteur, que pour payer ce revenu, il faut lever le produit d'un capital semblable. Certes, c'est là un dérangement notable jeté dans le service général de la production, et il est évident que le contribuable se trouve bien mieux de l'impôt, qui ne lui enlève qu'un seul capital très-également réparti sur les revenus de tous, dont il est privé, mais dont il ne paie pas une seconde fois l'intérêt
Source : Gallica

Portrait de James Fazy James Fazy De l'état périlleux des finances et du quatre pour cent Chabrol… (1830)

Mais le gouvernement peut-il rester indifférent, doit-il continuer à se laisser entraîner dans une voie aussi dangereuse pour lui qu'elle est désastreuse pour la nation? doit-il se voir patiemment accusé de tous les maux de l'industrie, quand il saute aux yeux que ses plus grands malheurs viennent de l'emploi des capitaux vers un commerce improductif, dont les immenses bénéfices sont réalisés aux dépens des deniers publics.
Source : Gallica

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