Résumé

Lettre à un député. Opérations financières de 1818… (1820)

Et, à la vérité, comment aurait-elle pu soupçonner le contraire : n'entendait-elle point tous les reproches qu'on faisait au ministère, pour avoir assuré, disait-on, des profits immenses aux banquiers étrangers, en négociant avec eux à 67 f. l'emprunt des 24 millions? n'était-elle pas informée que des banquiers Français offraient alors de traiter à des conditions plus avantageuses pour le trésor, et de verser sur-le-champ, en numéraire, un capital de 2 à 300 millions: n'eût-on pas dit qu'il suffisait, pour faire fortune, d'acheter de la rente ?
Source : Gallica

Lettre à un député. Opérations financières de 1818… (1820)

Toutefois la circonstance dont il s'agit devait être un motif de plus pour le gouvernement français, de chercher à étendre hors de France le marché de notre dette publique, et c'est en effet l'un des motifs qui déjà l'avaient déterminé dans le choix des négociateurs de l'emprunt des 24 millions , car il est évident que chaque inscription de 1,000 fr. de rente qui était placée à Francfort, à Londres ou à Bruxelles, représentait un capital d'environ 14,000 f. que nous étions obligés d'exporter de moins à l'étranger.
Source : Gallica

Lettre à un député. Opérations financières de 1818… (1820)

Que les souscripteurs des emprunts fassent des profits qui les encouragent, mais que le crédit soit créé, qu'il prenne racine, que le trésor retrouve sans augmentation d'impôts les fonds dont il a besoin, voilà les grandes vues qui devaient dominer la pensée du ministre, et non de savoir si une opération faite au profit du trésor et à celui de la bourse prêterait un jour quelques argumens contre lui.
Source : Gallica

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