Emile Vincens

Résumé

Emile Vincens,  Sur les emprunts (1818)

“ Ils pensaient que malheureusement l'énormité des dépenses fait cumuler les impôts de tout genre , que lorsque l'on a le choix , il faut consulter l'économie dans les perceptions , les usages qui font plus ou moins répugner à telle ou telle de leurs formes, l'avantage d'exiger l'avance de la contribution de tel des agens qui se passent de main en main les produits de l'industrie plutôt que d'en charger tel autre ; mais que par la nature des choses , l'impôt est comme l'étincelle électrique qui frappe tous ceux qui font la chaîne. ”
Source : Gallica

Emile Vincens,  Sur les emprunts (1818)

“ Une petite partie s'immobilise en quelque façon : d'autres sont acquises comme placement plus ou moins fixe, par des capitalistes dont la première considération est le haut intérêt, et la seconde, la variation éventuelle de la valeur vénale du capital, mais le reste tombe entre les mains dès spéculateurs , pour lesquels, au contraire, l'essentiel est cette faculté d'augmentation de valeur dans le capital. Le denier de l'intérêt est pour eux un motif très-secondaire, parce que leur but n'est pas d'y laisser longtemps leur argent employé. ”
Source : Gallica

Emile Vincens,  Sur les emprunts (1818)

“ Qu'on se figure en effet, que de 1793 à 1814, trente-cinq emprunts ont été faits, et qu'il a fallu établir un fonds d'amortissement annuel d'un pour cent du capital nominal de chacun. A les supposer tous égaux, l'Angleterre au dernier, se trouve déjà grevée par le seul amortissement, et en sus de tous les intérêts , de trente-cinq pour cent, sur une somme égale à celle qu'elle emprunte. Autant d'impôts ont été spécialement affectés à mesure pour ce service, et la nation n'en doit être soulagée, qu'à l'extinction des emprunts supposée s'opérer en quarante-cinq ans. ”
Source : Gallica

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