Résumé

Gaston de Lévis De l'état du crédit public en France au commencement de 1819… (1819)

Au moment où les discussions sur les finances vont s'ouvrir dans les deux Chambres, j'ai cru qu'il seroit utile de publier les réflexions suivantes sur l'état actuel du crédit. Lorsque les fluctuations des fonds publics sont aussi considérables qu'elles l'ont été dernièrement, elles n'intéressent pas seulement les rentiers et les spéculateurs. Les négociants et les propriétaires contribuent, à leur insu, aux frais de ce jeu désastreux. La stabilité du crédit est donc un des premiers besoins de l'Etat.
Source : Gallica

Gaston de Lévis De l'état du crédit public en France au commencement de 1819… (1819)

Lorsque la dépréciation des fonds est le résultat de la politique intérieure, elle suit une autre marche : d'abord lente et incertaine pendant les premières inquiétudes, elle augmente rapidement dès que les troubles éclatent; s'ils s'animent, elle ne connoît plus ni terme ni mesure. Alors ce n'est plus momentanément et par spéculation que les fonds se déplacent. Les ventes sont définitives, car la crainte ne porte pas seulement sur la jouissance des revenus. On tremble pour le capital, et des souvenirs funestes et récents justifient ces alarmes.
Source : Gallica

Gaston de Lévis De l'état du crédit public en France au commencement de 1819… (1819)

Le besoin indispensable du crédit a forcé de déchirer le voile épais qui couvrait cette machine compliquée ; avant de l'exposer au grand jour, on a senti la nécessité de la réparer. La publicité qui seule attire et mérite la confiance a produit un autre avantage, elle a soutenu le zèle et la vigilance de tous les agents de l'autorité : chacun en songeant que son travail seroit connu du public, a mis plus de soin à éviter les critiques, plus d'empressement à obtenir des éloges.
Source : Gallica

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