Résumé

P. Godard Réflexions et propositions sur le projet de loi relatif à l'amortissement de la dette publique et sur notre situation financière… (1830)

C'est la froide raison qui est notre juge ; or ce juge nous dit qu'il n'y a pas de motif pour que la génération actuelle s'épuise pour éviter à la génération suivante le paiement de quelques millions. Cette génération présente serait-elle si peu digne d'intérêt? les générations futures doivent-elles être l'objet de notre affection exclusive? qui leur vaudrait donc cette préférence de notre part? qui nous dit ce qu'elles seront? vous le reconnaissez vous-même : les mains de l'homme sont impuissantes pour saisir, pour façonner l'avenir.
Source : Gallica

P. Godard Réflexions et propositions sur le projet de loi relatif à l'amortissement de la dette publique et sur notre situation financière… (1830)

L'étendue du crédit ouvert au gouvernement à concurrence de 4 millions de rente n'était qu'éventuel ; le crédit fixe était de 80 millions, et on ne voulait imposer aux contribuables que les charges que comportaient l'obtention et l'Amortissement de ce capital, c'est-à-dire la rente quelle qu'elle soit, dont se contenterait le soumissionnaire le plus modéré, en échange de ses 80 millions, et 800,000f pour la dotation de l'Amortissement. Le surplus du crédit éventuel non absorbé reste la propriété des contribuables, cela est incontestable.
Source : Gallica

P. Godard Réflexions et propositions sur le projet de loi relatif à l'amortissement de la dette publique et sur notre situation financière… (1830)

Les petites économies accumulées forment aussi des totaux notables, et c'est en en contractant l'habitude, qu'on parviendra enfin à mettre en pratique cette grande vérité : que, là où est la limite des besoins indispensables, se trouve aussi la limite de l'impôt. Mais que parlé-je d'infiniment petits, de quantités imperceptibles ? Il s'agit d'une valeur capitale de plus de 20 millions, d'une rente de 865,000f ! Il s'agit d'une somme qui dépasse l'impôt foncier d'un département du moyen ordre ! et on la demanderait sans nécessité aux contribuables!
Source : Gallica

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