Résumé

P. Godard Réflexions sur le projet de remboursement de la dette publique (1824)

Un million enfoui, un terre inculte, une manufacture inactive, ne peuvent être comptés parmi les richesses réelles d'un pays; et si on les fait valoir, ils ne compteront qu'à raison de leur produit. C'est donc au produit en revenu, à la rente, qu'il faut s'attacher pour supposer la richesse d'un particulier comme celle d'un pays ; et puisque, sans soulager plus que nous les contribuables, vous diminuez forcément d'un cinquième le revenu des détenteurs actuels de 5 pour %, nous avons pleine raison de dire que vous les appauvrissez, que vous appauvrissez la France.
Source : Gallica

P. Godard Réflexions sur le projet de remboursement de la dette publique (1824)

Mais aucun homme sensé ne, voudra réclamer pareille faculté en faveur du gouvernement, qui doit d'autant moins s'écarter des règles de la stricte équité , qu'il est plus fort.
Ainsi, de ce qu'aucune loi ne prohibe le remboursement des rentes dues par l'Etat, on ne peut en sconclure que le remboursement est juste.
Non sans doute, la loi ne prohibe pas formellement ce remboursement; mais il nous paraît constant qu'elle y renonce implicitement. En effet, il y avait à choisir entre deux modes d'extinction : celui par voie de remboursement, celui par voie de rachats au cours ou d'amortissement.
Source : Gallica

P. Godard Réflexions sur le projet de remboursement de la dette publique (1824)

On s'appuie enfin sur les inconvénients du haut intérêt que paie le gouvernement, intérêt que, suivant les uns, il faut mettre plus en harmonie avec celui des autres transactions, et qui, suivant les autres, en faisant affluer les fonds des capitalistes vers ce genre de placement, en priverait l'agriculture et l'industrie, qui les réclament en vain, ou ne les obtiennent qu'à des conditions trop onéreuses.
Source : Gallica

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