Gaston de Lévis, Des emprunts en 1818 . Par M. le duc de Lévis… (1818)
“ D'autres fouilloient dans les archives de la vieille finance pour en exhumer des taxes repoussées par la raison, quelques unes même condamnées par l'expérience. L'emprunt forcé avoit pour partisans ceux qui ne voyoient pas que c'est un impôt mal déguisé et sujet inévitablement à l'arbitraire. Venoient enfin les hommes à l'imagination vive, aux grands projets : ceux-ci ne prétendoient pas moins qu'à sauver l'Etat sans créer des charges nouvelles, sans emprunts, sans argent : suivant eux, le papier, suffisoit à tout ; les millions, les nullards naissoient en foule sous leur plume magique. ”
