Résumé

L'Emprunt. L'emprunt national, l'emprunt de Tours par Ad… (1871)

Et quand nous disons aux meilleures conditions possibles, nous n'entendons point dire par là que l'Etat doive chercher à mettre tous les avantages de son côté. — Non. — Pour nous, l'emprunt fait aux meilleures conditions possibles est celui qui conciliera le mieux les intérêts légitimes des prêteurs avec ceux de l'emprunteur; car c'est à ce prix seulement qu'on maintiendra sur un bon pied le crédit de la France.
A ce point de vue, l'emprunt national de 750 millions et l'emprunt de Tours ne nous paraissent pas exempts de reproches ; l'un et l'autre sont une tache pour le crédit de la France
Source : Gallica

L'Emprunt. L'emprunt national, l'emprunt de Tours par Ad… (1871)

Cela dit, pour dégager la question de droit, nous nous hâtons d'ajouter que, entre la ratification et le désaveu, il n'y a pas à balancer. Quand on s'appelle la France, on doit pousser le scrupule de la délicatesse jusqu'à ses plus extrêmes limites ; on doit faire honneur à sa signature, même quand elle a été donnée sans mandat, si ceux qui l'ont reçue ont été de bonne foi. — Or, malgré ce qui précède, il n'est pas douteux que les tiers, souscripteurs de l'emprunt de Tours, aient été d'une entière bonne foi ; nous n'hésitons donc pas à dire que le contrat doit être ratifié au nom de la France.
Source : Gallica

L'Emprunt. L'emprunt national, l'emprunt de Tours par Ad… (1871)

Quand on emprunte de bonne foi, on doit nécessairement songer à se libérer tôt ou tard, et on a grand intérêt à se ménager les moyens de se libérer dans les meilleures conditions possibles; — l'emprunt en rente 3%, en constituant l'État débiteur d'un capital nominal beaucoup plus considérable que celui effectivement reçu, semble avoir été inventé pour rendre la libération aussi onéreuse que possible.
Source : Gallica

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