Résumé

G. Bonnefont L'emprunt devant le Corps législatif (1868)

Mais, par cela même que la spéculation aura été écartée de l'emprunt, nous espérons que la hausse ainsi produite sera, non pas une hausse momentanée, mais bien une hausse progressive et durable. Pourquoi d'ailleurs l'État s'imposerait-il des sacrifices dans l'intérêt des vendeurs à découvert ? Ne sont-il pas les ennemis nés de son crédit? Tous leurs efforts ne tendentils pas a le déprécier sans cesse ; et s'ils réussissent, leurs succès ne se soldent-ils pas par une diminution de plusieurs centaines de millions dans le chiffre de la fortune publique?
Source : Gallica

G. Bonnefont L'emprunt devant le Corps législatif (1868)

Au contraire, si les rentes émises sont du 3 % , l'État, alors même qu'il trouverait à emprunter à 4 % , à 3 1/2 % , voire même à 3 % , devrait toujours servir à ses créanciers un intérêt de 4 1/2 % et ne pourrait réduire cet intérêt que lorsque son crédit lui permettrait d'emprunter à 2 1/2 % , ce qui n'arrivera probablement jamais. Emprunter en rentes 3 % , c'est déclarer que la dette ne pourra être rachetée que moyennant le payement d'un capital supérieur de près de 50 % à la somme empruntée.
Source : Gallica

G. Bonnefont L'emprunt devant le Corps législatif (1868)

Au point de vue du crédit public, nous avons montré qu'une émission de rentes 3 % amènerait une nouvelle dépréciation de cette valeur, tandis qu'au contraire un autre système d'emprunt, quel qu'il fût, en 4 1/2 % en 4 % ou même en obligations à terme, en accusant la volonté bien arrêtée de ne pas rouvrir le Grand-Livre du 3 % , serait certainement le signal d'une hausse prononcée et d'une notable amélioration du crédit.
Source : Gallica

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