Résumé

Projet d'extinction de la dette publique… (1824)

S'il ne se présentait pas de prêteur à un intérêt au-dessous de 5 p. cent, le tirage qui doit désigner la série à rembourser serait suspendu de droit ; mais comme ce cas ne peut arriver que lorsque le cours des 5 p. cent sera au-dessous du capital nominal , la caisse d'amortissement rentrera alors dans son action habituelle : elle rachettera au-dessous du pair. Les 80 millions dont elle peut disposer annuellement sans le secours de l'emprunt, lui serviront à racheter au moins 4 millions de rentes qui seront éteintes au profit du trésor.
Source : Gallica

Projet d'extinction de la dette publique… (1824)

On nous répète que le capital nominal n'est que fictif, puisque le Gouvernement ne débourse jamais que pour payer l'intérêt. Cet argument s'écroule devant le plus simple calcul ; il ne peut se soutenir ni contre l'expérience des antécédens , ni contre les prévisions de l'avenir.
Est-ce donc un capital fictif pour le porteur de rentes , qui a acheté des 5 pour 100 à 50 fr., et même au-dessous, cette somme de 100 fr. qu'il reçoit aujourd'hui en numéraire, soit,qu'il vende à la Bourse, soit qu'il attende le remboursement que le Gouvernement lui offre ?
Source : Gallica

Projet d'extinction de la dette publique… (1824)

Il leur laisse, à la vérité, l'option entre cette réduction et le retrait de leur capital, pour être employé ailleurs. Mais comme ils se trouvent en grand nombre et tous à-la-fois dans la même position, cette faculté de l'option est absolument nulle pour le plus grand nombre, c'està-dire pour le véritable rentier qui, bornant son industrie financière à recevoir et à dépenser, se trouvera d'autant plus embarrassé pour employer utilement ses fonds, que le nombre des concurrens sera plus considérable, et la masse des fonds à employer immense.
Source : Gallica

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