Résumé

Louis-Antoine Gillet Un mot sur la conversion de la rente cinq pour cent… (1840)

Le prompt amortissement de la dette conduirait d'un pas plus rapide encore au même but. Les rentiers remboursés seraient dans la nécessité de trouver d'autres placemens pour leurs épargnes. Leurs capitaux transportés là où ils sont le plus rares et le plus chers, amèneraient ainsi tout naturellement le nivellement du taux de l'intérêt : résultat immense pour la prospérité nationale , mais qu'il faut désespérer d'atteindre tant que la bourse, remplaçant les loteries et les maisons de jeux, fera l'office d'un abîme dans lequel viendront s'engouffrer tous les capitaux ambitieux.
Source : Gallica

Louis-Antoine Gillet Un mot sur la conversion de la rente cinq pour cent… (1840)

Après plusieurs années de discussions préparatoires , la conversion de la rente cinq pour cent n'offre vraiment qu'une question à débattre : celle du maintien, de la réduction ou de la suppression de l'amortissement. En d'autres termes : la France veut-elle se libérer de sa dette ? sa libération sera-t elle lente ou rapide ?
Considérée isolément , indépendamment du remboursement de la dette, la réduction du taux de l'intérêt de certaines rentes constituées est une mesure sans influence aucune sur la richesse nationale.
Source : Gallica

Louis-Antoine Gillet Un mot sur la conversion de la rente cinq pour cent… (1840)

Quand la rente est touchée par un étranger, la nation débitrice profile de la réduction opérée ; mais elle éprouve un grand préjudice de l'accroissement démesuré de la valeur du capital, car les prêteurs étrangers pourront apporter leurs titres à la Bourse et recevoir en échange une portion du capital national, qui se trouvera ainsi diminué de tout ce qu'ils auront reçu et exporté. Le seul moyen d'éviter cet inconvénient, c'est d'imiter le gouvernement espagnol, qui ne paie ni capital, ni intérêt.
Source : Gallica

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