Résumé

Dominique Lenoir Note sur l'amortissement, sur la direction du crédit public… (1831)

Mais les marchés à terme, qui ont pour objet des niasses de rentes bien réelles, qu'il importe de faire écouler, et de classer successivement, en font faire d'autres, par des spéculateurs qui veulent profiter des mouvemens qu'ils prévoyent. Ils vendent à terme des rentes qu'ils n'ont pas, espérant les racheter à bas prix pour les livrer. Ils multiplient ces ventes avec un tel excès qu'ils parviennent souvent à opérer des baisses qui semblent devoir ébranler le crédit public.
Source : Gallica

Dominique Lenoir Note sur l'amortissement, sur la direction du crédit public… (1831)

L'amortissement, en réduisant la dette publique, satisfait à une autre obligation de l'état à l'égard des propriétaires d'inscriptions sur le grand-livre ; il leur offre le moyen de réaliser en espèces leur capital à volonté, et c'est là le seul remboursement possible. L'état leur doit donc la présence, à la Bourse , d'un acheteur toujours prêt à acquérir la rente qui arrive au marché , et qui pourrait, certains jours, n'en pas trouver d'autres, à moins de faire trop baisser le cours.
Source : Gallica

Dominique Lenoir Note sur l'amortissement, sur la direction du crédit public… (1831)

Certes la vente, et la grande diffusion des rentes créées par les emprunts, seraient impossibles sans les marchés à terme. Ce n'est qu'à la faveur des opérations multipliées, qui se font au comptant et à terme, que les ventes et les achats considérables de renies peuvent avoir lieu sans produire de grandes variations. Les marchés à terme sont les modérateurs des mouvemens de Bourse. C'est à leur aide que de fortes parties sont vendues en gros à des spéculateurs, qui les écoulent dans l'intervalle d'un mois à l'autre
Source : Gallica

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