Pierre-Claude-Jean-Baptiste Bravard-Veyrières

Résumé

Pierre-Claude-Jean-Baptiste Bravard-Veyrières Leçon sur l'amortissement, par P. Bravard-Veyrières… (1833)

La dotation de la caisse d'amortissement, dit-on, n'est que d'un pour 100 du capital de la dette. Cet 1 pour 100, réparti sur la masse entière des contribuables, est pour chacun d'eux un impôt léger; et cependant on obtient par ce moyen un résultat immense, l'extinction totale de la dette en trente-six ans. N'est-ce pas un ample dédommagement du sacrifice qu'on s'impose ?
Messieurs, c'est mal raisonner. Pour peu qu'on y regarde de près, on s'aperçoit qu'il n'y a pas d'impôt léger.
Source : Gallica

Pierre-Claude-Jean-Baptiste Bravard-Veyrières Leçon sur l'amortissement, par P. Bravard-Veyrières… (1833)

Voilà, Messieurs, le premier résultat de l'accroissement de la richesse générale, mais ce n'est pas le seul.
Avec l'aisance la solvabilité de chacun augmente par là, d'une part, chacun trouvant dans ses propres ressources des moyens suffisans pour subvenir à ses besoins, au moins prévus, les emprunts sont moins recherchés; d'autre part, les prêteurs, courant moins de risques de perdre leur capital, en exigent un loyer moins élévé.
Source : Gallica

Pierre-Claude-Jean-Baptiste Bravard-Veyrières Leçon sur l'amortissement, par P. Bravard-Veyrières… (1833)

Tout ce qu'il me serait possible de concéder, c'est que dans des temps de prospérité, lorsqu'on a un excédant de revenus, excédant qui se trouve amené tout naturellement et sans nouveaux frais par cette prospérité elle-même, on pourrait l'employer avec discernement à éteindre une partie de la dette, afin de prévenir l'accumulation onéreuse d'intérêts qui pourrait à la longue résulter d'emprunts successivement renouvelés et pour des emploies improductifs, tels que les frais d'une guerre, d'une invasion, des contributions frappées par l'ennemi, etc.
Source : Gallica

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