Résumé

Théorie de la spéculation (1831)

L'influence des diverses catégories de détenteurs de renies, ou des différentes masses de celles-ci, agit d'une manière bien prononcée sur le taux des effets publics, et jusqu'à présent, cette influence a toujours été dans le sens ascendant, ou dans celui du taux élevé de la rente.
Chaque espèce de rentes a quatre sortes de masses : la masse casée, celle, de la spéculation , celle du jeu, et celle qui est flottante.
La rente casée est celle qui n'est pas à vendre, et que le capitaliste garde comme un placement fixe, décidé d'en courir également les chances et les risques.
Source : Gallica

Théorie de la spéculation (1831)

Cependant un pays ne doit pas être gouverné uniquement pour la rente; la Bourse n'est pas la nation, et l'agiotage ne doit pas être l'objet de la politique: de toutes les valeurs, la rente doit être la plus exempte de prédilection et de monopole; elle doit être subordonnée aux affaires publiques, et ne doit pas les influences trop; d'ailleurs il est bien visible que les ménagemens que l'on a pour elle, ne sont que pour en retirer plus de bénéfice; mais comment rendre les capitaux à leur vraie destination?
Source : Gallica

Théorie de la spéculation (1831)

Ainsi le jeu de la rente ne serait, comme nous n'avons cessé de
le supposer, qu'une lutte entre le ministère et l'opposition; or
quand il n'y a point d'opposition véritable, mais seulement pour
la forme, alors la rente a une tendance à dominer l'opinion, au
lieu que l'opinion devrait dominer la rente, et, il serait impossible
impossible changer, hormis pour fort peu de temps, cet ordre
naturel des choses, et qui n'est pas lui-même exempt d'abus.
Source : Gallica

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