Résumé

Joanne-Martin L'art de gagner à la Bourse sans risquer sa fortune (1860)

Quand vous avez été heureux, faites des économies, ménagez vos forces, n'exposez à nouveau qu'une partie de vos bénéfices. Quelle que soit votre fortune ne vous mettez jamais à cheval sur le ferme comme l'avait fait le comte. Ce jeu-là, malgré tout ce qu'on peut m'objecter, ne convient qu'aux princes de la finance. Qui s'y frotte s'y pique neuf fois sur dix. Nous défions toute la Bourse de nous montrer un seul petit spéculateur à découvert qui n'ait pas perdu à ce jeu-là une partie de sa fortune.
Mais, nous dira-t-on, les trois quarts des spéculateurs ne savent pas spéculer autrement.
Source : Gallica

Joanne-Martin L'art de gagner à la Bourse sans risquer sa fortune (1860)

On verra que tout n'est pas ni si rose ni si noir qu'on se l'imagine dans le métier de boursier. Pour le commun des martyrs la chute est souvent près du succès, et vice versa. Ces exemples instruiront les imprudents, et pourront empêcher quelques papillons étourdis de venir à la légère se brûler les ailes à la flamme du Trois pour cent.
Je ne saurais trop le répéter : il faut prémunir contre eux-mêmes ceux qui s'imaginent que les jeux de bourse sont faciles, ou que la réflexion et le calcul sont inutiles quand tout dépend du hasard, de la chance, comme je l'entends dire tous les jours.
Source : Gallica

Joanne-Martin L'art de gagner à la Bourse sans risquer sa fortune (1860)

Si elle est quelquefois réduite aux expédients, c'est que les affaires languissent, et la vie coûte si cher à Paris. Souhaitons seulement chez elle un peu plus de dignité et de tenue. On y voit parfois des paletots si fripés, des chapeaux si crasseux, des figures incultes tellement patibulaires qu'on se prend à douter si l'on est bien dans l'élégante et aristocratique Bourse de Paris, capitale de la France, ou dans quelque château perdu au fond des bois et hanté par des escarpes.
Source : Gallica

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