Résumé

A.-G. de Mériclet La Bourse de Paris : moeurs, anecdotes… (1857)

Il arrive souvent qu'on vous présente une affaire avec une telle certitude de succès, qu'il'n'y a pour ainsi dire qu'à cueillir le bénéfice. L'analyse connaît les abus et les dangers de la parole, elle ne se fie qu'à elle. Elle se rend compte à fond d'une affaire, il est rare qu'elle se trompe ; à la Bourse les analystes sont rares. « L'analyse ou plutôt la réflexion, disait un sage, est l'apanage des dieux. »
Le joueur est rarement dans le vrai. Il déprécie ou exagère la hausse ou la baisse sous l'influence de sa position.
Source : Gallica

A.-G. de Mériclet La Bourse de Paris : moeurs, anecdotes… (1857)

Le marché de la Bourse de Paris est d'autant plus périlleux qu'il y a de grands faiseurs qui sont, pour ainsi dire, les maîtres de la hausse ou de la baisse. Dès qu'ils ont compris que la hausse a atteint son point culminant, ils jettent des masses de rentes sur la place et déconcertent la spéculation. Alors, de tous les points de l'horizon arrivent des nouvelles qui troublent les esprits. Ces provocations à la baisse réussissent d'autant mieux qu'avec le grand nombre de valeurs flottantes on peut facilement écraser les cours et exploiter les inquiétudes des acheteurs.
Source : Gallica

A.-G. de Mériclet La Bourse de Paris : moeurs, anecdotes… (1857)

La caisse de l'agent de
change c'est comme les flots du Pactole : l'or et l'argent en découlent sans cesse, c'est intarissable, il n'y a qu'à présenter son compte de liquidation.—Pardon, mes chers amis, avant de nous préoccuper des bénéfices, parlons un peu des pertes.
Un homme va à la Bourse, il joue, il gagne, il se creit heureux. C'est précisément ce succès qui deviendra la cause de son infortune. C'est souvent un bon marché lorsque, du premier coup, on fait une perte importante.
Les primes sont les arrhes d'un marché qu'on abandonne quand on ne veut pas le tenir.
Source : Gallica

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