Résumé

Aycard Histoire du Crédit mobilier, 1852-1867 (1867)

On dirait qu'un mauvais génie a voulu rendre le passé indéchiffrable et l'enfermer à jamais dans l'oubli !
Mais l'oubli n'est pas la justification ; et tous les actes du Crédit Mobilier, tous les comptes du Crédit Mobilier, tous les inventaires du Crédit Mobilier, toutes les évaluations de portefeuille du Crédit Mobilier, à diverses époques, tous les bilans du Crédit Mobilier, ont besoin d'être justifiés. C'est une question d'honneur pour les hommes qui ont fait partie du conseil d'administration; c'est une satisfaction qu'on doit aux actionnaires, et surtout à l'opinion publique.
Source : Gallica

Aycard Histoire du Crédit mobilier, 1852-1867 (1867)

Le dividende excessif de l'exercice 1855, fut à la fois un grand succès et une grande faute. Le Crédit Mobilier ne pouvait pas espérer d'être toujours aussi heureux : il ne risquait plus que d'être au-dessous de lui-même.
A un autre point de vue, ces bénéfices gigantesques avaient des conséquences fâcheuses ; ils ouvraient carrière à l'envie, aux convoitises, aux ambitions sordides, à l'audace effrénée et à la passion du jeu, et malheur plus grand, ils pouvaient peut-être faire prendre en pitié les rudes labeurs si peu rétribués.
Source : Gallica

Aycard Histoire du Crédit mobilier, 1852-1867 (1867)

Voilà le bilan moral et financier que vous oubliez et que la parole impartiale du ministère publie doit jeter dans la balance du passif, quand on vante sans réserve les merveilles de vos opérations.
Voilà pourquoi le dernier mot de ce procès, c'est celui-ci : que le Crédit Mobilier parle moins de ses succès, et que M. Goupy dissimule le plus possible son passé. Les succès de l'un sont si rapides, les pertes et les malheurs de l'autre sont de telle nature qu'ils n'attireront jamais la compassion de la justice.
Source : Gallica

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