Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Il y a comme un vertige qu’on n’avait pas connu sur l’heure du péril, et qui saisit aujourd’hui les âmes les plus fermes, quand elles songent combien le péril était terrible. Il y a chez les plus stoïques une sorte d’ébranlement moral qui aiguise et prolonge des souffrances dont ils ne sentaient rien dans l’ardeur du combat. La société tout entière conserve un sombre aspect, que vous ne définissez pas et qui vous glace. On pleure ses pertes, on compte les victimes ; on les mène de sa personne ou de sa pensée jusqu’au dernier asile qui reçoit leurs dépouilles : c’est la semaine des funérailles. ”
