Anatole Le Braz,
Pâques d'Islande
(1897)
“ Arrachées à leur solitude par tout ce bruit, par tout cet éclat, déjà elles s'agitent confusément, bruissent parmi les bruyères, les herbes, les regains d'ajoncs. A peine les vivants se seront-ils dispersés, qu'elles s'abattront, légères et pressées, comme des tourbillons de feuilles automnales, sur l'aire chaude où s'éleva le bûcher. Et, pour elles, le feu renaîtra, le « feu des morts », flamme pâle et douce dont les clartés ne se voileront qu'aux approches du jour, quand retentira le premier chant du coq dans l'une ou l'autre des fermes du ménez. ”
