Anatole Le Braz,
Au pays des pardons
“ Tout à côté se creuse le bassin monumental d’une fontaine — oui, d’une fontaine encore ! — où la divonne primitive continue de servir à des ablutions peu orthodoxes, sous les yeux, d’ailleurs placides, d’une statue enguirlandée de saint Jean.Mais ce qui reporte surtout l’esprit aux formes les plus antiques de la croyance humaine, c’est la pyramide du Tantad. Elle se dresse en une meule énorme, semblable au bûcher de quelque chef homérique, dominant le pays entier, écrasant le calvaire lui-même de son ombre. Pour la construire, chaque « feu » de la commune a fourni sa gerbe d’ajonc. ”
