Montagne Noire

Définition et enjeux

Édouard Maury Aux portes de l'Orient : la lagune de Venise… (1896)

Il est froid comme un vent de montagne. Les étoiles plus nombreuses scintillent d'un éclat verdâtre. Autour de nous, nous devinons des rochers amoncelés dans la nuit. C'est bien la Tzerna Gora, la Montagne Noire. Emmitouflés dans nos couvertures, bien serrés dans notre voiture, nous nous lançons de nouveau dans la nuit. Le paysage est si disloqué, les rochers si fantastiques dans leurs formes vaguement entrevues, que nous nous étonnons du galop de nos chevaux et de la route sans cesse ouverte devant eux.
Source : Gallica

Hippolyte Durand Le Danube allemand et l'Allemagne du Sud… (1863)

Le Val-d'Enfer est un accident dans la forêt Noire. Rien de plus gracieux que ces montagnes; partout des pentes de gazon, partout des pelouses dont le vert tapis se déroule de vallées en vallées et ondule sur les pentes inférieures de la montagne. En bas, des ruisseaux sinueux cheminent au soleil et font tourner d'honnêtes moulins occupés à moudre le blé de la contrée. D'où vient donc le nom de forêt Noire? Des forêts de sapins qui couronnent les hauteurs. De loin leurs masses sombres paraissent impénétrables; mais à chaque pas elles s'éclaircissent et s'égaient.
Source : Gallica

Hippolyte Durand Le Danube allemand et l'Allemagne du Sud… (1863)

Mon voyage s'achève au milieu de ces scènes dignes du pinceau de Téniers. Le soleil va quitter l'horizon, et nous descendons rapidement vers la plaine. Avant de l'atteindre, la montagne nous offrit un spectacle inattendu. Par-dessus les derniers mamelons de la forêt Noire, bien loin vers le sud; éblouissante de blancheur, sublime de hauteur et de majesté, apparut la chaîne des glaciers alpestres.
Vois ces vierges là-bas, plus blanches que les cygnes, Assises dans l'azur, sur les gradins des cieux !
Source : Gallica

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