Édouard Maury, Aux portes de l'Orient : la lagune de Venise… (1896)
“ A mesure que la journée avance, l'air devient plus calme, et sur le golfe il y a tant de lumière qu'un yacht, qui passe au large, semble flotter entre le ciel et l'ean. A notre tour, bientôt, nous voguerons là-bas. Au-dessus de Fiume, une fumée en panache marque le paquebot sous pression. Aucun soufiie ne l'éparpille, elle s'étale sur la ville, mêlant son voile aux voiles de la nuit déjà proche. Les tons, d'un bleu intense tout à l'heure, s'ardoisent peu à peu; la lune, qui se lève, les perce de traits d'or. La sirène gronde, le bateau tire sur ses amarres. ”
