Anonyme, Du Danube à l’Adriatique
“ Or, en tout pays, le caprice de l’homme, c’est la femme. Voilà le mot de l’énigme. Jamais les peuples n’auraient pu, — je ne dis pas se fondre, cela est trop évident, — mais même vivre en paix côte à côte, s’il ne s’était trouvé en présence que des museaux masculins. Tout seuls, nous ne sommes bons qu’à nous entretuer. Mais la femme était là, et, comme d’habitude, elle a séduit son farouche vainqueur. Elle avait de grands yeux bruns, des cheveux noirs comme l’aile du corbeau, un air doux, et peut-être quelque littérature, ce qui devait tourner la tête à ces barbares du Nord. ”
