Résumé

Portrait de Louis Léger Louis Léger La Save, le Danube et le Balkan (1884)

Nous n’avons vu jusqu’ici l’Allemagne faire la guerre que pour satisfaire les intérêts les plus égoïstes. L’Allemand ne se contente pas de vouloir vivre libre chez lui ; il prétend aussi s’établir chez les autres ; il revendique notre sol ; il veut nous imposer sa langue et ses mœurs. Quand a-t-on vu les Allemands faire la guerre pour une idée, délivrer un peuple asservi sans rien lui demander, comme la France qui naguère affranchissait l’Italie, comme la Russie qui vient d’arracher nos frères bulgares au joug musulman ?
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Léger Louis Léger La Save, le Danube et le Balkan (1884)

C’est qu’en effet le terrain d’action de l’idiome croate, ou mieux serbo-croate, est beaucoup plus considérable qu’on ne l’imagine en Occident. Il ne se limite pas seulement à la Croatie et à la Slavonie, il embrasse la Dalmatie, la Bosnie, l’Herzégovine, le Monténégro et la Serbie. La littérature de ces deux pays, pour être imprimée en caractères gréco-slaves, n’en est pas moins solidaire de la littérature serbo-croate.
Source : Gutenberg

Portrait de Louis Léger Louis Léger La Save, le Danube et le Balkan (1884)

La Serbie, la Russie et l’Autriche.
Arrivons à des choses plus sérieuses. Chez ces États nouveaux, ce qu’il faut avant tout étudier, c’est la situation de l’armée et de l’instruction publique ; c’est le développement de la force matérielle, qui assure l’indépendance de la nation, et celui de la force morale, qui prépare son avenir. La Serbie, telle que l’a faite le traité de Berlin, ne compte que deux millions d’habitants. Mais son rôle n’est pas fini. Si vraiment elle doit être le Piémont des Serbes non encore affranchis, elle a encore une grande étape à parcourir.
Source : Gutenberg

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