Résumé

H. Desprez Revue des Deux Mondes

La révolution gronde ; la démocratie, la nationalité, soulèvent des tempêtes sur toute sa limite à l’ouest et au midi : la Russie ne renvoie point d’écho. On dirait que ces bruits se brisent contre sa frontière d’airain, et que derrière cette infranchissable ligne règne un vaste et froid silence. Un seul instant, ce silence a été interrompu par le pas régulier des régimens qui venaient imposer aux principautés du Danube ce calme de plomb. Chaque fois que l’Europe, s’arrachant à ses préoccupations quotidiennes, a porté les yeux de ce côté, elle a été frappée de cette apparence d’impassibilité
Source : Wikisource

H. Desprez Revue des Deux Mondes

Pour combien la Prusse est-elle dans cette étrange conduite de l’Allemagne ? pour combien le parlement de Francfort ? Quelle part de responsabilité revient à chacune des deux autorités ? La Prusse est-elle faible ou rusée ? la confédération est-elle tyrannique ou dupe ? En attendant que l’avenir jette une lumière suffisante sur ces affaires enveloppées encore de quelque obscurité, il est du moins incontestable que le gouvernement danois, modéré en face de l’insurrection des duchés, énergique en présence de l’armée allemande, n’a manqué ni de dignité, ni de droiture dans les négociations.
Source : Wikisource

H. Desprez Revue des Deux Mondes

L’illyrisme, des Croates est celui de tous les Illyriens de l’Autriche, sauf la vivacité des passions, qui n’ont point dans toutes les provinces une égale liberté pour se ’produire ; mais pour toutes c’est un système. En Turquie, chez les Serbes, les Bulgares, les Bosniaques, les Monténégrins, c’est plutôt un instinct, un sentiment. L’illyrisme y tire de la différence des situations une physionomie qui lui est propre.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature