Résumé

Ludwik Bystrzonowski Sur la Serbie dans ses rapports européens avec la question d'Orient (1845)

En effet, le plus grand obstacle à vaincre pour un peuple qui désire recouvrer son indépendance , est de créer, en lui-même, des idées saines de politique, tant intérieure qu'extérieure, des idées d'ordre, de force et de pouvoir, en un mot de créer l'esprit politique. Dès qu'une fois cet esprit éclaire le sentiment de la nationalité, qui désire son indépendance , il faut que son joug se brise, il faut que l'étranger cède. S'il domine une population asservie, mais qui n'est pas dénationalisée, c'est uniquement parce que c'est l'esprit politique qui lui manque et non les forces physiques.
Source : Gallica

Ludwik Bystrzonowski Sur la Serbie dans ses rapports européens avec la question d'Orient (1845)

Chaque grande puissance a une tendance dominante, une pensée grande et invariable, une ligne de conduite tellement absolue, qu'en la quittant, elle entre dans une voie fausse. Seule entre tous les états de l'Europe, la France étant une nationalité complète, la tendance de sa politique, sa véritable mission est d'appuyer toute nationalité. Mais, comme le principe même de la nationalité est contraire à celui de la conquête, l'appui de la France ne peut être basé que sur le droit et la force morale, et non sur la force physique.
Source : Gallica

Ludwik Bystrzonowski Sur la Serbie dans ses rapports européens avec la question d'Orient (1845)

La BULGARIE n'avait pas été unie à la Serbie par des liens aussi intimes que la Bosnie ; mais les mêmes causes y produisirent les mêmes effets. À la mort d'Étienne, elle cessa de faire partie intégrante de l'empire serbe. En proie à l'anarchie, dans une dissolution sociale complète, la Bulgarie, comme les autres provinces serbes, tomba sous le joug de l'esclavage. Le pouvoir n'y était plus héréditaire; on n'y arrivait ni par l'intrigue, ni même par des élections orageuses ; le crime seul, l'assassinat y conduisait.
Source : Gallica

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