Milosch

Définition et enjeux

Teodor Tomasz Jeż,  Les Uscoques : la patricienne de Venise… (1882)

“ Longtemps le bey ne bougea pas. De temps à autre, d'un mouvement brusque, il remettait en place le manteau d'hermine qui glissait de ses épaules. Il promenait son regard sur la contrée, et l'arrêtait sur la chaumière de Milosch.
La suite surprit la direction de son regard; elle jeta aussi les yeux sur la chaumière de Milosch, et, tout en la regardant, elle s'efforçait de surprendre quelqu'une des paroles qui sortaient des lèvres du maître. Et elle entendit :
— Dieu donne des fils aux autres hommes !.
”
Source : Gallica

Teodor Tomasz Jeż,  Les Uscoques : la patricienne de Venise… (1882)

“ Après avoir fait aux siens un léger signe d'adieu, il dit aux Arnaütes : — Mais vous savez?. le visage du côté de ma chaumière.
Un instant après, il était assis sur le pal.
La foule des paysans fit entendre un long gémissement, sourd et profond. Mais Milosch ne poussa ni un soupir, ni un gémissement.
Une horrible souffrance lui fit serrer les dents et froncer les sourcils, mais ses yeux conservèrent leur calme et leur fierté. Il
tenait sur le pal la tête haute, et il ressemblait à un chef qui contemplerait ses troupes rangées en bataille.
”
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine,  Voyage en Orient

“ Milosch, qui était lui-même à Belgrade, eut la douleur de voir le supplice de ses compatriotes. Leur sang se leva contre lui, et cria dans son cœur. Les Turcs s’aperçurent de sa rage ; ils craignirent sa vengeance, et le firent prisonnier ; mais il s’échappa à peine arrêté, franchit les remparts, se réfugia dans les montagnes de Ruduik, y rallia ses partisans, et l’insurrection se répandit comme le feu dans toutes les forêts de la Servie. ”
Source : Wikisource

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